Amari alpins : génépy, Braulio et les liqueurs aux herbes de montagne
Les amari alpins reposent sur des herbes qui poussent au-dessus de la limite des arbres, et cela s'entend : pin, fleurs sauvages, racines amères. Les Alpes sont venues les premières et d'autres massifs ont repris l'idée.

Qu'est-ce qu'un amaro alpin ?
Un amaro bâti sur des herbes d'altitude : pin et sapin, fleurs sauvages, gentiane et absinthe cueillies au-dessus de la limite des arbres. Le style est plus sec et plus vert que les amari chargés de caramel du sud, et l'amertume se lit comme de la résine et de la racine plutôt que comme du sucre brûlé. Braulio, des montagnes de Lombardie, est la bouteille de référence.
Qu'est-ce que le génépy et quel goût a-t-il ?
Le génépy se fait à partir de l'armoise des glaciers, une petite artemisia aux feuilles argentées qui pousse sur les éboulis en altitude et qui est protégée dans presque tout le massif. La liqueur est pâle, peu sucrée et très herbacée, plus proche de la Chartreuse que d'un amaro sombre, et sa finale est sèche. Le Génépy le Chamois de Dolin est la version la plus facile à trouver hors des Alpes.
Tous les amari de montagne sont-ils alpins ?
Non, et l'étiquette est plus large qu'il n'y paraît. Braulio vient de Lombardie et l'Amaro Pasubio de Cappelletti des Dolomites, qui sont bien les Alpes. L'Amaro Tosolini est frioulan, à la bordure orientale. Demänovka est slovaque et vient des Tatras, l'Amaro Sibilla de Varnelli des Sibillini dans les Apennins, et Three Pins de Leopold Bros se fait au Colorado. Ils partagent une méthode et une liste de plantes, pas un massif.
Qu'est-ce qu'un vino-amaro ?
Un amaro bâti sur une base de vin plutôt que d'alcool neutre, ce qui le situe autour de 16 à 18 pour cent au lieu de 30. L'Amaro Pasubio de Cappelletti en est l'exemple alpin, macéré avec de la myrtille sauvage et du pin de montagne. Le degré plus bas change l'usage : un vino-amaro peut porter un spritz ou se boire seul dans une quantité qui serait punitive avec une bouteille à base d'eau-de-vie.
Comment sert-on les amari alpins ?
Traditionnellement secs et froids après le repas, là où se situe la coutume du digestif, et en montagne cela veut souvent dire directement d'une bouteille laissée dehors. Ils supportent aussi la glace et le soda, parce que le pin et l'agrume survivent à la dilution mieux qu'un amaro chargé de caramel. En cocktail ils apparaissent partout où il faut une note herbacée sèche : Génépy on the Rocks, Agave Gracias sur Braulio, Pasubio and Coke et le Colorado Cider sur Three Pins.
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